Comment payer moins d’impôt sur le revenu en 2027 ?
Procéder à certains investissements vous permettra d’alléger votre feuille d’imposition l’année prochaine.
Un certain nombre de dispositifs vous permettent de bénéficier d’une réduction ou d’un crédit d’impôt en contrepartie de dépenses réalisées ou d’investissements effectués dans des secteurs clés de l’économie tels que l’immobilier ou les PME. Voici un tour d’horizon des principaux dispositifs que vous pouvez utiliser pour réduire le montant de votre impôt sur le revenu en 2027 au titre des dépenses que vous engagerez cette année.
Investir dans l’immobilier
Le dispositif Denormandie permet aux particuliers qui investissent dans un bien immobilier ancien en vue de le louer, et qui effectuent des travaux d’amélioration, de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. Étant précisé que le logement ancien doit être situé :
En outre, le logement doit faire l’objet de travaux destinés à améliorer sa performance énergétique d’au moins 30 % (20 % au moins pour les logements faisant partie d’un habitat collectif). Sachant que les travaux devront représenter au moins 25 % du coût total de l’opération.
Pour répondre à cette condition de réalisation de travaux, le bailleur peut choisir de réaliser des actions d’amélioration de la performance énergétique relevant de deux catégories sur les 5 retenues : isolation des murs, des toitures et des fenêtres, changement de chaudière, changement de production d’eau chaude.
Pour bénéficier du dispositif Denormandie, le propriétaire du logement doit s’engager à le donner en location nue à titre d’habitation principale à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal. Étant précisé que cet engagement de location doit être pris pour une durée de 6, 9 ou 12 ans.
Si ces nombreuses conditions sont remplies, le bailleur peut bénéficier d’une réduction d’impôt qui est calculée sur le prix de revient d’au plus deux logements, retenu dans la limite d’un plafond de 5 500 € par m² de surface habitable et sans pouvoir dépasser la limite de 300 000 € par contribuable et par an.
À noter que le taux de la réduction varie en fonction de la durée de l’engagement de location pris par le bailleur. Il est ainsi de 12 % pour un engagement de 6 ans, de 18 % pour un engagement de 9 ans et de 21 % pour un engagement de 12 ans.
Investir dans les bois et forêts
Un investissement dans des parcelles de forêts peut vous permettre de réaliser des économies d’un point de vue fiscal. Toutefois, pour espérer devenir propriétaire, il faut s’armer de patience. En effet, seulement 1 % des forêts privées changent de propriétaire chaque année, principalement en raison de la fragmentation des forêts françaises.
Pour investir plus facilement, il est toutefois possible de se tourner vers des groupements forestiers d’investissement (GFI). Concrètement, il s’agit de sociétés civiles qui ont pour objet de constituer, de gérer et de conserver un ou plusieurs massifs forestiers. Contre un apport en capital, les investisseurs reçoivent des parts sociales représentatives du patrimoine du GFI. Des parts qui permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt de 18 % du prix de leur acquisition, retenu dans la limite annuelle de 50 000 € pour une personne seule et de 100 000 € pour un couple.
Attention toutefois, pour bénéficier de ces avantages fiscaux, il faut conserver ses parts pendant au moins 5 ans. En outre, sous conditions, les 3/4 de la valeur des parts de GFI sont exclus de l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière. Avantage supplémentaire, sous conditions, les donations et les successions comportant des parts de groupements forestiers sont exonérées de droits de mutation à titre gratuit à hauteur des 3/4 de leur valeur.
Investir dans les PME
Pour réduire la note fiscale, vous pouvez investir dans des parts de fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ou de fonds d’investissement de proximité (FIP). Ces fonds ayant vocation, respectivement, à prendre des participations au capital de jeunes entreprises innovantes (JEI) ou à œuvrer en Corse ou outre-mer.
Les versements ouvrent droit, sous réserve notamment de conserver les parts du fonds pendant 5 ans, à une réduction d’impôt égale à 30 % de leur montant. Sachant que les versements sont plafonnés, pour les FCPI, à 75 000 € pour une personne seule et à 150 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Pour les FIP, les plafonds sont fixés à 12 000 € pour une personne seule et à 24 000 € pour un couple. Mais attention, ce placement étant à risque, il doit être envisagé comme un placement à long terme.
Une réduction d’impôt peut vous être accordée lorsque vous effectuez des versements au titre de la souscription au capital de certaines PME non cotées soumises à l’impôt sur les sociétés (dispositif IR-PME), à condition de conserver les titres reçus en échange de l’apport pendant 5 ans.
Normalement fixé à 18 %, sous des limites annuelles de versements, le taux de la réduction d’impôt est maintenu à 25 % au titre des souscriptions au capital de sociétés foncières solidaires réalisées jusqu’au 30 septembre 2026. Une reconduction étant prévue jusqu’au 31 décembre 2027 sous réserve de l’accord de la Commission européenne.
En outre, le dispositif IR-PME concerne aussi les souscriptions en numéraire réalisées entre 2024 et 2028 au capital de jeunes entreprises innovantes, à un taux renforcé fixé, selon les cas, à 30 %, 40 % ou 50 %. Dans ce cadre, la réduction d’impôt est toutefois plafonnée à 50 000 € sur la période 2024-2028.
Au-delà de ce panorama des avantages fiscaux les plus courants, sachez qu’il existe bien d’autres solutions de défiscalisation, plus sophistiquées, tels que les investissements outre-mer ou encore le dispositif « Malraux ».
Souvent performants, ils doivent cependant être maniés avec précaution. D’autant plus qu’ils ne peuvent pas toujours se cumuler. Si vous êtes tenté d’aller plus loin dans votre démarche, n’hésitez pas à contacter le Cabinet.
@